Non, l’e-cigarette n’est pas une passerelle vers le tabac !
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Un petit coup de gueule cette semaine, suite à la lecture, une fois encore, de cette affirmation selon  laquelle les arômes de nos e-liquides seraient destinés à attirer les jeunes. Un billet qui reprend donc des informations et données déjà largement rebattues dans ces colonnes, mais qui permettront de rappeler ce fait essentiel : non, la cigarette électronique n’est pas une passerelle vers le tabac, bien au contraire !

Les jeunes et la cigarette électronique : ce que disent les études

C’est évidemment l’argument de Marisol Touraine, du HCSP, récemment, dans son avis sur les bénéfices-risques de la cigarette électronique, et des médias détracteurs de l’e-cig ou souhaitant jouer la carte de la prudence. Selon tous ces acteurs, le vaporisateur personnel banaliserait l’acte de fumer et pourrait servir de passerelle vers le tabac. Or, comme nous le rappelions dans notre article sur les chiffres officiels de la vape en France et dans notre manuel d’argumentation à l’usage des vapoteurs militants :

  • 72% des jeunes de moins de 19 ans qui ont essayé la cigarette électronique ne l’utilisent pas régulièrement ;
  • Seuls 10% des élèves de 12-19, à Paris, vapent régulièrement ;
  • Parallèlement, le nombre de fumeurs a considérablement baissé chez les jeunes parisiens, passant de 20,2% en 2011 à seulement 7,4% en 2015 (pour les 12-15 ans) et de 42,9% en 2011 à 10% en 2015 (pour les 16-19 ans) !

On peut donc conclure avec ces données, issues de l’étude Paris Sans Tabac, menée chaque année par l’OFDTA dans les lycées parisiens, que la cigarette électronique éloigne au contraire les jeunes du tabac et ne séduit pas les jeunes non-fumeurs ! C’est d’ailleurs exactement ce que dit l’Académie de Paris sur son site !

Les arômes des e-liquides largement incriminés

C’est un marronnier des journalistes anti e-cig : les arômes de nos e-liquides seraient faits pour attirer les jeunes (voir ICI, ICI, ICI et encore LA, mais cette liste est loin d’être exhaustive malheureusement…). Or, non seulement les chiffres donnés plus haut démentent ces affirmations débiles, mais en plus c’est faire preuve d’une méconnaissance crasse du sujet !

Car ce que ces « journalistes » oublient (et avec eux notre ministre de la santé), c’est que ces arômes, ces goûts séduisants, sympathiques, riches dans leur variété et le plus savoureux possible… sont des armes contre le tabagisme ! Car sans les arômes de nos e-liquides, point de plaisir de vaper. Et sans plaisir de vaper, comment s’éloigner du tabac qui, lui, s’il ne procure aucun plaisir gustatif, déclenche, par les multiples aditifs qu’il contient, une réaction de plaisir physique qui se joue au niveau du cerveau ?

C’est d’ailleurs ce que disent les médecins en faveur de l’e-cig :

  • « Il faut bien comprendre que la cigarette électronique est efficace parce qu'elle procure du plaisir à l'utilisateur, sans l’exposer aux toxines de la fumée de tabac », Konstantinos Farsalinos dans une interview de Paris Match.
  • Bertrand Dautzenberg, rappelle régulièrement que la cigarette électronique permet de se sevrer du tabac avec plaisir, et que c’est pour cette raison que cela fonctionne.
  • Un addictologue, dans un article de L’Express, rappelait que le plaisir est indispensable à l’arrêt du tabac.

Donc arrêtez de chercher à dénigrer nos e-liquides ; arrêtez de chercher à nous enlever ce plaisir qu’est la vape, grâce à laquelle nous avons pu nous éloigner du tabac : ce plaisir est essentiel, quoi qu’en pensent vos moralités hygiénistes à tendance puritaine. Comme le dit Raphaël Enthoven au micro d’Europe 1 : la cigarette électronique est un objet païen, un objet de plaisir, et c’est pour cela qu’elle dérange. Dont acte.

Bonne vape !

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