La cigarette électronique selon l’INPES : une évolution positive

La cigarette électronique selon l’INPES : une évolution positive
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Alors que l’OMS recommande aux Etats membres de l’ONU d’« interdire ou réguler » la vente de cigarettes électroniques, de ce côté-ci de l’Atlantique, les choses semblent évoluer plutôt dans le bon sens (en tout cas pour nous : pour nos amis belges, c’est une autre affaire…). En effet, depuis le 1er sommet de la vape en France, l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) a un peu changé son fusil d’épaule concernant le vaporisateur personnel. Zoom sur une institution peut-être en train de basculer en faveur de l’e-cig.

Des chiffres, des faits, des réponses sur la vape en France

Alors que pendant longtemps nos institutions sont restées plus que prudentes (pour ne pas dire hostiles) concernant la vape, aujourd’hui, sur la page de l’INPES dédiée à la cigarette électronique, on découvre en introduction un bilan des dernières données factuelles.

Baromètre santé, enquête de l’OFDT, enquête HSBC : l’INPES s’appuie sur les dernières études pour présenter l’état actuel de l’utilisation de l’e-cig en France, par tranches d’âge et par fréquence de consommation.

Si les données sont factuelles (et correspondent à celles données sur ce même blog depuis plusieurs années maintenant), on peut reprocher que dans cette introduction l’INPES, sur le chapitre des jeunes vapoteurs, ne précise pas que les jeunes qui vapotent sont des jeunes qui fumaient ! C’est certes expliqué plus loin, mais c’est une information qu’on aurait aimé voir dès l’introduction…

Une approche prudente, mais globalement positive

Certes l’INPES, en tant qu’organe de santé publique, est obligé de se faire l’écho de la position gouvernementale. Aussi la page justifie-t-elle, évidemment, les interdictions de vaper dans les lieux publics par la banalisation de l’acte de fumer. Certes, en tant qu’organisme de santé publique, l’institut reste prudent et évoque les problèmes liés au diacétyle.

Mais c’est un détail. Car dans l’ensemble, et c’est une victoire pour les vapoteurs et les défenseurs de la vape qui luttent, depuis plusieurs années, pour sa reconnaissance comme dispositif de réduction des risques, la page de l’INPES est plutôt positive et avance en substance :

  • Que les liquides sont contrôlés et répondent à des normes sanitaires strictes ;
  • Qu’une norme AFNOR est en cours d’établissement ;
  • Que vaper est moins dangereux que fumer ;
  • Que vaper permet de réduire les risques de développer des maladies imputables au tabac ;
  • Que vaper, même en fumant encore quelques cigarettes, est déjà une étape dans la réduction des risques ;
  • Que si l’on souhaite vaper alors qu’on est enceinte, il faut consulter son médecin (on n’est donc pas dans la condamnation pure et simple, ce qui se rapproche de nos propres conseils sur le sujet) ;
  • Etc.

Bref, on peut dire qu’en tant que vapoteurs on boit du petit lait en lisant :

« Par rapport au tabac et à son mode de consommation privilégié (la combustion), les e-liquides présentent l’intérêt de supprimer ou de réduire significativement les risques de survenue de graves pathologies, de cancers principalement. Ils sont en ce sens beaucoup moins nocifs que le tabac. »

Avouez que cela sent la petite victoire, celle dont on espère qu’elle annonce, malgré la position récente de l’OMS sur la question, une évolution positive de nos institutions concernant le vaporisateur personnel.

En attendant, cette page de l'INPES peut devenir votre argument à opposer aux détracteurs de la cigarette électronique, et rejoindre ainsi votre manuel d'argumentation du vapoteur.

Bonne vape !

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