Entretien avec Jean-Philippe Boutin de parlons ecigs
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On pourrait qualifier Jean-Philippe Boutin alias Genfelip sur internet de vieux loup de la vape. Depuis deux ans, il teste approuve ou écarte tout le matériel qui lui passe entre les mains et nous parle de sa façon d'appréhender la vape. Sa chaine youtube, "parlons ecigs" compte plus de 5000 abonnés pour une petite centaine de vidéos. Devenu professionnel du secteur au sein de la vapeshop, il continue de nous faire part de son avis éclairé. A l'heure ou les reviewers, ces testeurs sans relâche, deviennent de véritables indicateurs de l'état de la vape et aident de nombreuses personnes dans leur accompagnement personnel, entretien avec l'une de leurs voix les plus écoutées.

 

  • CIGA : Bonjour Jean-Philippe, et merci de nous accorder cette entrevue par écrans interposés. Comme vous, nous revenons de la deuxième édition du Vapexpo, premier salon publique et professionnel consacré à la e-cig qui s'est tenu du 21 au 23 septembre à la Villette (Paris). Vous y avez notamment évoqué la culture de la e-cig et votre mission de testeur/reviewer aux côtés de Phil Busardo lors d'une conférence. Quel a été votre avis sur ce salon?


J.P : Merci à vous! Vapexpo, selon moi, fût le plus beau et le plus professionnel des salons de la Vape que j'ai vu. Une belle image propre et professionnelle s'en ai dégagée. Patrick (ndlr : Patrick Bedue, organisateur du Vapexpo) et tous les autres organisateurs ont vraiment fait un travail exceptionnel et je les félicite. En plus à Paris donc... chouette!

 

  • CIGA : M'étant entretenu avec vous quelques minutes sur ce salon, vous m'avez fait part d'une différence notable avec les salons e-cig sur le territoire Américain.


J.P : Oui, je trouve qu'en France les gens savourent la vape et en tire de cette façon un plaisir que l'on pourrait comparer à celui d'apprécier et de déguster de bons vins. Aux USA, depuis un certain temps, surtout sur la côte Ouest, on assiste plus à un cirque qu'un salon. De plus, le plaisir n'est pas le même, c'est celui qui fait pipi le plus loin en faisant le plus gros des énormes nuage possible. On est loin de vaper pour ne plus fumer, mais plutôt vaper pour impressionner... ce qui a l'effet contraire sur moi.

 

  • CIGA : Nous espérons que les choses évolueront dans le bon sens. Pouvez vous en quelques mots nous décrire votre parcours relatif à la cigarette électronique?


J.P : J'ai connu la cigarette électronique en regardant le film The Tourist avec Johnny Depp et Angelina Jolie. La scène dans le train où il utilise une cigarette électronique. Je me disais que ce n'était qu'un accessoire de cinéma mais ma curiosité m'a poussé à aller voir sur le net. C'est comme ça que j'ai su que la cigarette électronique existait. J'ai ensuite fais des recherches sur le net et c'est là que je suis tombé sur les vidéos de Luxylux et que j'ai pris la décision de faire venir un ensemble par le net puisque les boutiques n'existaient pas dans ce temps là évidemment. J'ai fumé ma dernière (sans le savoir) cigarette en lisant les instructions et depuis ce jour, le 16 décembre 2011, je n'ai plus jamais retouché à la cigarette après 22 ans de tabac. Je trouvais ça pas si mal mais je voulais mieux. J'ai donc commencé à dripper dans des atos 510 après seulement 2 jours de vape et depuis ce temps, je recherche la vape "parfaite".

 

  • CIGA : Beaucoup d'entre nous se retrouvent dans ce parcours. De quelle manière votre travail à la vapeshop (www.lavapeshop.ca) a t-il influencé votre vision du monde de la e-cig?


J.P : Je suis plutôt dans l'administration, pas dans un magasin en particulier.

 

  • CIGA : Dites nous en plus!

 

J.P : Ce que je peux dire là-dessus, c'est que ça me rappelle toujours que même si nous vapons depuis longtemps, il y a toujours des gens qui prennent pour la première fois dans leurs mains une cigarette électronique, et ce, tous les jours. C'est très important de ne pas l'oublier et ça se reflète dans le service à la clientèle, dans ma relation avec les gens, dans mes vidéos, bref, dans mon quotidien. Je m'occupe de formation, de relation publique, de nouveaux produits et des dernières études sur la cigarette électronique.

 

  • CIGA : Etant pourtant un des pays Européens les moins strict en matière de réglementation sur la vape, les français ont appris tout récemment les nouvelles mesures mises en place par le ministère de l'intérieur qui visent à encadrer la vape. Interdiction de vaper dans les lieux publiques, au travail, et réduction de la publicité puis interdiction définitive en mai 2016. Pouvez vous nous éclairer sur la situation outre-Atlantique?


J.P : Au Canada, pour l'instant aucune loi, mais on sent que ça s'en vient...

 

  • CIGA : Globalement, comment voyez vous se profiler l'avenir des vaporisateurs personnels?


J.P : Moi j'aime bien le mot cigarette électronique parce que ça rejoint plus les fumeurs que vaporisateur personnel... Mais je crois qu'avec encore du travail et l'éducation de nos politiciens sur le sujet, la cigarette électronique a un bel avenir. Nous avons déjà la communauté scientifique avec nous pour la majorité. Mais comme le dit Dimitris "the vaping greek", ce n'est pas la science qui va sauver la e-cig mais la politique. Il faut absolument "s'acharner" sur les politiciens pour qu'ils comprennent bien ce qu'est la cigarette électronique, plutôt que de les laisser se faire leur opinion par ce que raconte les médias et les lobby du tabac et de big pharma.

 

  • CIGA : Je vois émerger au fil des semaines une culture de la vape. Les cloud chasers et le documentaire en préparation Vape Wave en sont des exemples flagrants. La presse et les médias spécialisés commencent d'ailleurs à se développer. D'où cette culture tire t'elle ses racines? Peut-on la rattacher à d'autres exemples et qu'en pensez vous?


J.P : Des gens passionnés font des choses pour conserver cette passion je crois...

 

  • CIGA : Vous parliez de "la politique qui peut sauver la e-cig". Pensez vous que la culture peut aussi enraciner ce dispositif pour le long terme?


J.P : Je ne crois pas, je l'espère. Mais il ne faut pas oublier que cette "culture" est jeune et ne représente qu'une infime partie des utilisateurs de la cigarette électronique dans le monde.

 

  • CIGA : Aurons nous le plaisir de vous recroiser sur le prochain Vapexpo et de continuer à visionner vos revues?


J.P : Ça, c'est certain!

 

  • CIGA : Enfin, une question à laquelle vous ne pouvez échapper... Sur quoi tu vapes?

 

J.P : En ce moment, je vape sur un Pipeline Pro pour faire une revue et le Squape Reloaded. Mais si peux vaper sur ce que j'aime, c'est mes Vaporshark avec le Squape reloaded. Je ne déteste pas le Pipeline du tout, mais j'aime tellement mes Vaporsharks!

 

  • CIGA : Jean-Philippe, Merci!



J.P : Ça fait excessivement plaisir!



propos recueillis le 02/10/14 par Rémy. 

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