A nouveau, des médecins en faveur de la promotion de l’e-cig !
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Si vous suivez un tant soit peu l’actualité, vous n’avez pas pu manquer cette information : sous l’impulsion du Dr Philippe Presles, 120 médecins ont signé un rapport au message clair : ils souhaitent que la cigarette électronique soit promue comme dispositif de réduction des risques tabagiques. Et c’est l’étude britannique affirmant que l’e-cig est 95% moins nocive que le tabac qui leur offre un beau levier de com’. Le point sur la question par Ciga.

L’appel à une politique de réduction des risques audacieuse

95% moins nocive que le tabac. C’est ce qu’annonçait l’étude britannique dont nous parlions dans notre billet « Positions comparées de la France et de la Grande Bretagne ». Et c’est à l’occasion de la sortie de cette étude, et surtout de l’impact qu’elle a eu sur la position du Gouvernement britannique, que des médecins ont renouvelé l’appel lancé il y a un an en faveur de la cigarette électronique.

Au menu : aucun angélisme de la part de ces médecins de toutes spécialités (tabacologues, pneumologues, addictologues, cardiologues, généralistes, etc.). Au contraire, même. Un pragmatisme éclairé, concret, fondé sur des faits.

Ce qu’ils disent, c’est qu’il faut exploiter la quasi innocuité de la cigarette électronique pour réussir à éviter les 73 000 morts annuels liés au tabac. Ce qu’ils appellent de leurs vœux, c’est que l’Etat révise sa position et fasse la promotion de la cigarette électronique, auprès des médecins et auprès des patients.

Ils vont même plus loin et souhaiteraient que l’e-cig soit considérée comme un dispositif médical, pour obtenir un meilleur encadrement des produits et un financement public de recherches sur les effets du vaporisateur personnel, notamment.

A aucun moment ils ne prétendent que l’e-cig est totalement inoffensive. A aucun moment ils ne prétendent que l’e-cig est la panacée. A aucun moment on ne peut les soupçonner de conflits d’intérêt. Non. Simplement, en tant que médecins qui connaissent les dangers du tabac, qui voient les dizaines de milliers de morts chaque année, et voilà ce qui les amène à soutenir l’e-cig.

L’e-cig perçue comme un outil formidable

Pour appuyer leur argumentation, les médecins évoquent, en vrac :

  • Les 400 000 personnes qui ont arrêté de fumer en France grâce à la cigarette électronique ;
  • Les nombreux patients qui, après consultation, adoptent la cigarette électronique pour arrêter de fumer ;
  • La position plus ouverte, voire offensive, de l’Angleterre, à l’encontre du tabac et en faveur de l’e-cig qui a eu pour effet que, Outre-Manche, le nombre de fumeurs est passé en-dessous de 18% !

Bref, ils sont aussi convaincus que nous le sommes, mais ils sont médecins et, pour beaucoup, ne sont même pas vapoteurs !

Santé public vs gros sous ?

C’est enfin à demi-mot que Bertrand Dautzenberg et Philippe Presles, dans une interview à Sciences et Avenir, évoquent la pression des lobbies du tabac sur nos dirigeants comme le frein principal à cette politique de réduction des risques, cette guerre contre le tabac qu’ils appellent de leurs vœux.

Alors il ne reste plus qu’à espérer qu’enfin l’appel des médecins en faveur de la cigarette électronique soit entendu pour que la politique anti-tabac évolue. Et plus que jamais, en tant que vapoteurs, nous nous devons d’être militants, pédagogues et exemplaires, pour que chacun, à notre échelle, nous fassions évoluer les mentalités autour de nous. Un seul objectif : inverser la tendance, pour que ce ne soient plus deux tiers des Français qui pensent que la cigarette électronique est plus dangereuse que le tabac, mais deux tiers des Français qui savent que l’e-cig est un formidable outil de réduction des risques liés au tabagisme.

Bonne vape !

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